Mai

Publié le par Ephélide

L'autre nuit, nuit qui suivait une garde, j'ai rêvé qu'un patient m'agressait. La garde avait été très tendue, évidemment. Dans le rêve, j'avais une blessure au bras, et bien d'autres choses encore. Je me rendais en psy ado, le bras blessé et encore en blouse, et je tombais sur un CCA très sympa que j'ai déjà eu, dans la vie réelle en td et que je croise parfois. (il était justement venu donner un avis psy pendant la garde).
J'arrivais donc, le bras en sang, en blouse et au bord des larmes, et il comprenait vite, avisant mon état que je ne vennais pas pour parler d'un patient, et m'emmenait au calme. La fin du rêve n'est plus très claire, mais en gros on me disait : on s'occupe de tout, maintenant, toi tu te reposes. Je me laissais aller et c'était bon.

Mon réveil a sonné à cet instant, et j'ai été surprise par la détresse, en écho au rêve, qui m'a alors submergée, puis qui a persisté quelque part en moi, même une fois les tartines englouties, même une fois l'heure de trajet en bus passée, la porte du service franchie et ma blouse enfilée. Elle a mis la journée à s'estomper, la matinée de stage ne m'ayant pas franchement changé les idées ce matin là.
Ce matin là, Mai puait la mort, les bières en trop, le sommeil en moins, les révisions, et les petits garçons qui disent à leur maman "m'man, j'veux pas mourrir ici, je préfère mourrir à la maison" (4ans, 7mois)

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Olivier 26/02/2009 00:10

Jeune padawanette,  ton état de padawan éclate d'autant plus que tu ne maîtrises pas encore l'orthographe de mourir. Quand ce verbe fera partie de toi, et que le soleil aura buriné ta peau et masqué tes éphélides, alors tu pourras prendre la route. Pour le moment, y'a des bassins à vider et des compte-rendus à établir.