Pour ceux qui s'inquiètent de mon sort : Non, je ne suis pas morte.
Par contre, mon état est assez bien reflété par deux faits objectifs :
- dans la nuit de samedi à dimanche, j'ai dormi 13h. Ce qui était plus que mes temps de sommeil cumulés dans l'intervalle mercredi matin - samedi soir.
- après avoir payé mon inscription à ma fac et mon inscription à mes conférences, mon compte en banque affiche fierement -50€. Oui, oui, nous sommes bien le 3 octobre. Alors entendre à la radio (il
y a une semaine) quelqu'un affirmer que nous sommes des privilégiés dont les études sont payées me laisse perplexe.
Ce matin, un jeune homme arrivait à ma hauteur après une course manifestement haletante, liquette jaune de l'APHP ouverte à tout vent, pantalon de jogging, pieds nus ; lorsqu'il s'est fait prendre
de vitesse par l'agent de sécurité qui le suivait de près et l'a plaqué au sol, clé de bras en bonus. L'infirmier qui suivait non loin, lui a alors, tout pantelant qu'il était encore,
administré son IM (intra musculaire, probablement d'un bon gros neuroleptique sédatif). Vous l'aurez deviné, tout cela était non loin du pavillon
"psychiatrie". J'ai regardé cette scène -qui n'a pris que quelques secondes- d'un oeil rond, me faisant la réflexion que, somme toute, moi, ça va plutôt bien, merci.
-oui le côté "je vais bien, parce que en fait il y a tellement pire est un peu nauséabond, mais... et alors ??".
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